• Bio et environnement

Depuis quinze ans, Marc Benoît travaille sur l’agriculture biologique et l’eau à l’INRA de Mirecourt, en Lorraine.


Lors des Rencontres nationales de la bio organisées par l’Agence BIO le 9 juin 2009, le chercheur a présenté les résultats de ses observations et témoigné des initiatives prises pour développer la bio dans des zones à fort impact sur l’environnement, comme Vittel.


En 1989, un programme a été engagé à la demande de la Société Générale des Eaux Minérales de Vittel. Celle-ci avait constaté, depuis 1971, un accroissement, lent mais régulier, de la teneur en nitrates des eaux de surface, en lien avec les 3 500 hectares de terres agricoles cultivées par une quarantaine d’agriculteurs.
Les chercheurs ont alors étudié la façon dont les pratiques et les systèmes de production agricole pouvaient enrayer cette tendance à la hausse et dans quelles conditions ces changements pouvaient se produire. Ce projet a permis de proposer des solutions :

  • une nouvelle gestion des déjections animales : compostage du fumier, augmentation de la surface potentielle d’épandage afin de répartir plus régulièrement les fumiers compostés sur le territoire, diminution des doses épandues moins de 15 tonnes par hectare et par an et augmentation de la part reçue par les prairies ;

  • la mise en place d’un nouveau système de culture : proscrire le maïs sur le périmètre protégé, au profit d’une succession luzerne – céréales ou prairies temporaires – céréales ;

  • une diminution du chargement sur les prairies pâturées. Parmi les 23 agriculteurs ayant signé des conventions, 7 ont aujourd’hui converti leur ferme à l’agriculture biologique. On constate qu’à la suite de ces conversions vers l’agriculture biologique, les teneurs en nitrates diminuent fortement sous les racines des plantes. Dans les prés de fauche en agriculture biologique, fertilisés par du compost, du fumier ou des lisiers, les pertes en nitrates sont très faibles, même si les fertilisations atteignent 100 kg d’azote (non chimique) par hectare. De plus, après un temps de latence, les résidus phytosanitaires disparaissent dans les sols.

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