
Le bio et la santé : mythe ou réalité ?
Le débat est très ouvert. D’autant plus que la question est complexe, et que les études épidémiologiques et toxicologiques nécessaires n’ont pas été menées à grande échelle. Les scientifiques se basent donc sur des faisceaux d’indices et recoupent des études pour avoir une vue globale du sujet. L’essentiel du danger sanitaire de l’alimentation, n’est plus aujourd’hui d’ordre microbiologique ; il est toxicologique. Or, la toxicologie, tout comme l’épidémiologie, sont des domaines où il est complexe d’obtenir des preuves et sont donc des disciplines plutôt délaissées en France.
Il faut soutenir le bio pour la protection de l’enfance
Le deuxième colloque de l’Appel de Paris a eu lieu à l’Unesco, à Paris en 2006. Sur le thème Environnement et santé durable : une expertise internationale, 68 experts ont présenté sous la forme d’un mémorandum, des mesures concrètes pour que, à l’image du développement, la santé soit, elle aussi, durable. Le développement de nombreuses maladies est consécutif à la dégradation de l’environnement (S.Toubon)
Prévalence des bactéries antibiorésistantes dans la viande bovine issue de l’agriculture biologique
Des chercheurs hispano-mexicains ont montré que la viande bovine issue de l’agriculture biologique n’était pas moins contaminée par diverses bactéries pathogènes que la viande bovine issue de l’élevage conventionnel. Cependant, l’élevage biologique diminue l’antibiorésistance de certaines bactéries telles que E. coli et S. aureus.
Les conclusions du rapport de l’AFSSA de 2003 précisent que : Le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau..